mercredi 5 décembre 2007
Art. 08 : Recette Irish Coffee
Cuisine Recette Irish Coffee
Vidéo envoyée par david26100
Malgré certaines rumeurs des temps modernes, un Irish Coffee n'est pas censé avoir les trois étages distincts, car pour ce faire il faut que le whiskey soit plus dense, donc plus sucré... donc trop sucré.
Rien de vous empêche de le sucrer à volonté afin de réaliser les trois étages, mais ce ne sera plus un Irish Coffee, ce serait une variante...
La vérification des faits a été réalisée par Michael Collins, barman vétéran de 28 ans à l'aéroport de Shannon (Irlande).
Cette boisson aurait été créée par Joseph Sheridan à la fin des années 30 à Foynes en irlandes, où arrivaient de 39 à 45 les vols transatlantiques en hydravions. Une plaque visible à l'aéroport de Shannon commémore cette création.
L'Irish coffee a ensuite été recréé en 52 par Jack Koeppler, propriétaire du Buena Vista à San Francisco, et Stanton Delaplane.
Alors que la version originale est préparée avec de la crème liquide, les recettes modernes utilisent le plus souvent de la crème chantilly.
Il existe de nombreuses façons de préparer l'Irish coffee, variant selon l'établissement ou le serveur.
Soit le café chaud et fortement sucré est versé sur du whisky, soit, à l'inverse, on fait fondre du sucre dans du whisky qu'on chauffe doucement. On verse alors le café sur le whisky.
Ce cocktail peut se préparer directement dans un verre préalablement chauffé à l'eau chaude pour éviter qu'il n'éclate au contact du mélange. Le café mélangé à l'alcool peuvent aussi être réchauffé avec l'embout d'une machine à espresso.
Suivant les recettes, la crème liquide est versée sur une cuillère affleurant tout juste du liquide chaud.
Dans d'autres recettes, la crème est légèrement battue pour lui donner plus de légèreté, la solution de facilité restant le nappage à la crème chantilly.
vendredi 7 décembre 2007
Art. 37 : La cuisine médiévale
La cuisine médiévale fait partie de notre patrimoine culturel européen.
En effet, des livres de cuisine sont parus dans toute l'Europe, entre le
13e et le 16e siècle.
Du Danemark à l'Italie, de l'Espagne
à l'Angleterre, on retrouve, au-delà de petites différences régionales, des
recettes de cuisine communes à toute l'Europe médiévale.
Les cuisiniers
utilisent des techniques culinaires communes, les élites européennes ont des
goûts pour des saveurs voisines, les médecins ont des discours communs en
matière de diététique. Pendant plus de 4 siècles, on retrouve des bases communes
qui permettent de parler de cuisine médiévale européenne.
Malheureusement, à partir du 17e siècle, les partisans d'une nouvelle
cuisine ont déclaré que tout ce qui précédait ne valait rien. C'est pourquoi la
cuisine médiévale a été oubliée pendant plusieurs siècles.
Les romains utilisaient la liaison à la farine et cet usage a été réhabilité à
partir de la fin du 16e siècle. Mais la cuisine médiévale préférait
utiliser le pain pour lier les sauces. Il était grillé, trempé dans du bouillon,
pilé au mortier (mais nos mixeurs modernes font aussi bien l'affaire et plus
rapidement !) et en général passé à l'étamine. Cette liaison au pain était
parfois remplacée par une liaison à la poudre d'amandes.
Avantages : la liaison au pain colore les sauces, elle donne, comme la liaison à
l'amande, un velouté différent sous la langue et développe les saveurs acidulées
et parfumées (alors que la farine les étouffe).
En dehors des cornichons, de la moutarde, de l'escabèche ou de la sauce diable,
on a souvent perdu le goût des saveurs acidulées.
Des cuisiniers ont cependant redécouvert l'intérêt d'un filet de citron dans les sauces (Ducasse...). A l'époque médiévale, la plupart des sauces qui accompagnent les viandes (ou volailles ou poissons) grillées sont très acides. Les viandes (ou volailles ou poissons) en sauce sont acidulées par un mélange vin + vinaigre, vin + verjus (jus de raisin vert) ou vin + vinaigre + verjus. Certaines sauces sont rendues aigre-douces avec du sucre, du miel.
La
cuisine médiévale utilise les épices en grande quantité, avant tout
parce que les épices sont réputées diététiques (elles favorisent la
digestion), mais aussi parce qu'elles sont produit de luxe. Les épices
sont sèches et réduites en poudre. Principales épices utilisées : en
priorité, le gingembre et la cannelle, puis le clou de girofle (en
poudre), la noix de muscade, le macis, le safran (pour colorer), la
maniguette (ou graine de paradis), le poivre, mais aussi la cardamome,
le galanga (garingal), le poivre long.
La plupart du temps, elles sont délayées dans du vin,
du vinaigre, du verjus, ou du bouillon (parfois passées à l'étamine)
avant d'être mélangées au reste du plat vers la fin de la cuisson (pour
garder les parfums).
Les recettes médiévales sont, en général, présentées sans proportions
d'ingrédients. Et si les livres de cuisine de l'époque médiévale recommandent
une utilisation des épices adaptée au goût des convives, les quantités utilisées
sont souvent nettement supérieures à nos pratiques actuelles.
Exemple : pour
2 kg de viande ou volaille, on met facilement 1/4 à 1 cuillère à café rase de
chaque épice, gingembre, cannelle, etc ... et jusqu'à 3 cuillères à café rases
d'épices au total. Les proportions varient selon les saveurs
recherchées.
Attention : le poivre est toujours utilisé en petites
quantités; piment et paprika sont inconnus en Europe.
Vous préparez le bouillon avec de la poule ou du boeuf cuit à l'eau, le plus
simplement possible, avec ou sans légumes (poireaux, navets, carottes, oignons).
Surtout pas de bouillon du commerce, déjà épicé.
Les viandes ou volailles de la cuisine médiévale sont souvent blanchies (couvrir
d'eau froide, puis porter à eau frémissante quelques minutes et égoutter).
Ensuite elles sont saisies au gril ou à la broche, avant d'être cuites en sauce.
Elles peuvent être également seulement rôties et accompagnées d'une sauce. Si la
viande de boeuf, moins appréciée à l'époque médiévale, était certainement plus
dure qu'aujourd'hui, le gibier, le mouton ou la volaille (chapon en particulier)
avaient des tendretés probablement voisines des produits d'aujourd'hui.
L'huile d'olive, le lard et le saindoux sont très utilisés. Le beurre est
quasiment absent des recettes de cuisine médiévale : il est réservé aux paysans
et ne passe dans les recettes gastronomiques qu'à partir de la Renaissance. Mais
certaines régions comme la Bretagne ou la Flandre cuisinent déjà au
beurre.
Le lard, le saindoux sont interdits pendant les jours maigres
(jours où l'église interdit de manger de la viande et des produits d'origine
animale, soit pendant environ 150 j par an). Ils sont alors remplacés par
l'huile d'olive (et parfois par le beurre). L'huile d'olive est appelée
simplement "huile" dans les recettes. Maître Chiquart en commande un tonneau de
10 sommes (520 l) pour un banquet !
Au Moyen Age, les poissons, quand ils
ne sont pas cuits à l'eau, sont donc généralement cuisinés ou frits avec de
l'huile d'olive. Il en est de même pour tout ce qui est appelé "viande et potage
de carême" : légumes ou tartes. L'huile d'arachide est inconnue à l'époque
médiévale.
On ne fait pas une distinction nette entre salé et sucré à l'époque médiévale.
Tartes, tourtes et pâtés sont la spécialité commune du cuisinier (pour les
viandes) et du pâtissier (pour la croûte et parce qu'il possède le four que n'a
pas toujours le cuisinier). Les gâteaux sont alors la spécialité de l'oubloyer.
On ne connait pas encore la pâte feuilletée à cette époque.
Les pâtés
permettent de développer toute la créativité architecturale du cuisinier
médiéval : la cuisine médiévale devient spectacle. Certes, l'enveloppe de pâte
permet de conserver, en milieu clos, les sucs et les parfums des viandes. Mais
elle est aussi souvent utilisée comme "pochette surprise" qui cache aux yeux des
convives des animaux entiers, parfois plusieurs variétés d'oiseaux. La pâte
présente des formes capables de susciter l'admiration des convives.
La plupart des techniques culinaires médiévales sont communes à toute l'Europe,
sauf 2 spécificités catalanes :
- Le sofregit : faire revenir un
aliment dans l'huile d'olive ou du lard, lentement, pendant un certain temps. On
y rajoute ensuite de nombreux ingrédients : oignons, herbes aromatiques, épices,
légumes en julienne.
- La picada : c'est un mode de liaison des
sauces. On prend des produits épaississants comme noix, noisettes, amandes, pain
sec ou oeufs durs. Pour donner de la saveur, on rajoute des herbes aromatiques
ou des épices, des foies de volaille ... Ensuite, on pile pour faire une pâte
consistante, qui sera délayée dans le jus de cuisson de la viande ou dans du
bouillon.
On obtient ainsi une sauce, souvent aigre-douce avec ajout de
sucre, de vinaigre, verjus ou graines de grenade.
Les couleurs sont particulièrement mises en valeur par la cuisine médiévale.
Les
indications de couleurs figurent souvent dans les recettes : le civé doit être
brun, telle sauce doit être verte; une recette médiévale qui a survécu jusqu'à
nos jours ne s'appelle-t-elle pas le blanc manger !
Les légumes consommés à l'époque médiévale :
poireau, navet, choux, bette, épinard, gourde (courge européenne), cresson,
toutes sortes de salades et d' herbes potagères,
châtaigne. La carotte est blanche ou jaune. Elle se rapproche du panais.
Les
légumineuses sont très employées : pois, pois chiche, fève, lentille, fasole et
vesce. Le haricot, venant d'Amérique, n'est pas encore connu, mais un haricot
européen est consommé (haricot dolique, mangé sec) : la mongette, appelée aussi
haricot cornille ou haricot dall'occhio, actuellement surtout cultivée en
Italie.
On connaît actuellement plus de recettes médiévales utilisant des
épices, que de recettes avec des plantes aromatiques (contrairement à la cuisine
romaine antique très friande de plantes aromatiques). Mais on sait que de très
nombreuses bonnes herbes sont utilisées
couramment : aneth, anis, basilic, ciboule, cumin, coriandre, livèche, menthe,
origan, roquette,
persil, romarin, sarriette ou sauge, etc...
On emploie aussi des
plantes aromatiques un peu oubliées actuellement comme l' aurone, hysope, rue, sénevé
(les graines de moutarde)...
En revanche, l'estragon et la ciboulette sont
encore inconnues en France (mais l'estragon semble déjà connu en Espagne) et le
thym n'est jamais utilisé en cuisine médiévale bien que cette plante aromatique
pousse à l'état naturel dans toute l'Europe du Sud depuis la nuit des temps (le
cuisinier médiéval préfère le serpolet). Le bouquet thym + laurier est un
mélange récent !
Les céréales sont également utilisées : blé, épeautre,
millet, avoine, riz (provenant d'Asie, d'Espagne ou d'Italie, c'est un produit
de luxe).
A l'époque médiévale, légumes et viande (volailles, poissons)
sont présentés séparément au cours du repas. En dehors de la choucroute,
spécialité d'Alsace, on ne trouve pas encore de recettes viande ou volailles en
sauce avec légumes, comme le cassoulet ou le petit salé aux lentilles.![]()
vendredi 14 décembre 2007
Art. 78 : Foie gras maison
Art. 79 :Foie gras maison
Vidéo envoyée par david26100
Le foie gras est un mets composé exclusivement de foies (assaisonnés) de canards ou d'oies qui ont été gavés afin que leur foie devienne de taille largement supérieure à la normale.
Son origine remonte à l'Égypte ancienne, mais il est à présent produit principalement en France où il consommé surtout à l'occasion de repas de fêtes.
La production de foie gras est l'objet de controverses portant sur les conséquences du gavage pour le bien-être des animaux et sur l'importance à accorder à ce bien-être. Le gavage, nécessaire à l'obtention du foie gras, est interdit dans de nombreux pays.
Son histoire remonte à l'Égypte ancienne (fresques de tombes vieilles de 4 500 ans à Saqqarah).
Les Égyptiens gavaient plusieurs espèces d'oiseaux, dont des oies, à l'aide de granules de grains rôtis et humidifiés. Toutefois, nous ne disposons d'aucune preuve de l'utilisation du foie gras dans l'alimentation en Égypte (ni textes, ni images au musée du Caire et au musée du Louvre): beaucoup de peuples anciens comme les Chinois depuis 4000 ans ou dans le Sud Ouest de la France jusqu'au 19ème siecle pratiquaient le gavage des oies et des canards pour avoir des animaux à chair grasse ( graisse pour conservation, lumière et cuisine) et non pas pour obtenir des foies gras. Plus tard la pratique s'étendit dans toute la région méditerranéenne. Le poète grec Cratinos l'évoque au Ve siècle av. J.-C.
La pratique s'est poursuivie sous l'empire romain. Pline l'Ancien évoque le gavage d'oies à l'aide de figues séchées. Le foie produit s'appelait Jecur ficatum, que l'on traduit littéralement par « foie aux figues ». Les anciens ne conservèrent que le terme ficatum ou figue pour sa dénomination, ce qui donna la forme figido au 8ème siecle, puis fedie, feie au XIIe et finalement « foie ».Toutefois, cette racine ne se retrouve qu'en français et en italien.
La tradition du foie gras s'est perpétuée après la chute de l'Empire romain en Europe centrale, dans les communautés juives. Les juifs utilisaient fréquemment la graisse d'oie pour la cuisson, certains beurres ou le saindoux leur étant interdits, et les huiles d'olive et de sésame difficiles à obtenir en Europe centrale et de l'ouest. Nous n'avons aucune preuve (textes, images) de la pratique du gavage et de l'utilisation du foie gras dans le Sud-Ouest de la France au Moyen-Age et sous la Renaissance.
Ainsi, si traditionnellement, deux régions françaises, le Sud-Ouest et l'Alsace, se disputent la paternité de ce mets de fête, l'origine du foie gras est en réalité très ancienne.
Le maïs étant originaire d'Amérique centrale, le gavage au maïs est arrivé tardivement.
Les oiseaux ne mâchent pas leur nourriture et ont un gosier très élastique qui leur permet d'en stocker de grandes quantités dans l'œsophage en attendant d'être digérées dans l'estomac (un poisson entier, par exemple).
Les oies et canards destinés à la production de foie gras sont d'abord nourris d'herbe, qui durcit l'œsophage, puis d'un régime à base d'amidon qui amène le foie à la moitié de sa taille finale. Enfin vient la finition d'engraissement, lors de laquelle on enfonce la nourriture, du maïs essentiellement, à l'aide d'un tube métallique dans la gorge de l'animal (délicatement car une blessure peut ruiner tout le processus), plusieurs fois par jour.
Ce procédé exploite un phénomène naturel et totalement réversible, propre aux oiseaux migrateurs, qui stockent de la graisse dans leur foie qui devient gras dans la nature en préparation des migrations d'hiver. Ce phénomène est appelé stéatose hépatique. Ce phénomène aurait déjà été observé par les anciens Égyptiens : le foie se met alors à s'hypertrophier. Un canard sauvage peut ainsi doubler son poids en stockant de la graisse dans son foie. Cependant, les canards utilisés pour la production de foie gras en France aujourd'hui (95 % du foie gras) ne sont pas issus d'espèces migratrices : ce sont des canards "mulards", c'est à dire des canards hybrides stériles issus d'un croisement entre deux espèces différentes : la cane commune Pékin, originaire de la Chine du Sud, et le canard de Barbarie, originaire du haut-bassin de l'Amazonie (Pérou-Brésil). Dans leur milieu d'origine, ces deux espèces sont tout à fait sédentaires et n'ont jamais migré (Travaux Inra Nouzilly).
Jusque dans les années 1920-1930 on utilisait un gorgeoir constitué d'un simple entonnoir avec un tuyau assez long et une tige de bois dont la forme permettait de pousser les grains de maïs vers la profondeur de l'estomac. On procédait généralement avec délicatesse, le corps de l'animal étant tenu entre les jambes pour éviter qu'il ne gigote. On ajoutait au maïs, de temps en temps, de l'eau pour en faciliter la digestion.
Après 1930, les gavoirs à manivelle et vis sans fin, plus efficaces, plus rapides, plus pratiques ont éliminé définitivement l'entonnoir simple.
De nos jours, les gaveuses sont munies d'un mécanisme électrique, ce qui rend le gavage beaucoup plus facile ; en effet, les préposés au gavage devaient posséder un tour de main pour apprivoiser l'animal, l'amadouer, obtenir une forme de coopération passive sans laquelle l'agitation et le stress auraient conduits à des blessures de l’œsophage, à un rendement amoindri et à une absence de résultat satisfaisant.
dimanche 16 décembre 2007
Art. 88 : La galette saucisse
La galette saucisse est un élément majeur de la gastronomie populaire de Haute-Bretagne (Ille-et-Vilaine et Loire-Atlantique), c'est l'encas de prédilection de toutes manifestations, kermesses, festivals ou rencontres sportives (particulièrement lors de matches de football).
Adorée par certains, appréciée par beaucoup, c'est presque pour une partie de la population, un emblème de la région. Nature, moutarde, ketchup, chacun a sa recette et ses préférences...
Du fait de sa popularité, on en trouve un peu partout et servie à toutes les sauces. Cassante, saucisse de mauvais goût, la "bonne" galette saucisse se fait rare.
Préférer la saucisse bien cuite, la galette tendre, onctueuse et faite maison.
Les 10 commandements de la galette saucisse
01 Saucisse, moins de 120 gr, tu ne feras
02 Point de moutarde, tu ne mettras
03 Grasse, jamais, tu ne seras
04 Au Stade Rennais
tu excelleras
05 A 2 mains et à toute heure, on te mangera
06 Un verre de cidre, t'accompagnera
07 Maximum 2 Euros, tu coûteras
08 Service, sourire, tu les auras
09 Parfaitement on te grillera
10 A Rennes, cette charte, on
respectera
lundi 17 décembre 2007
Art. 94 : Le chili con carne
Chili con carne
envoyé par david26100
S'il y a un plat qui est associé dans l'imaginaire
collectif à l'adjectif "tex-mex" c'est bien le chili con carne. Mais il faut
savoir que s'il est bien tex, le chili n'est pas du tout mex: vous n'en
trouverez pas au sud de la frontière ou alors uniquement dans les restos pour
Texans égarés!
Le chili con carne est donc une des rares créations
culinaires texanes: il aurait
été inventé à San-Antonio. Et au départ il s'agissait probablement d'un
vague ragoût de viande cuite avec beaucoup de piments rouges séchés (pour
masquer la mauvaise qualité et la rareté de la viande?) et vendu à bas prix par
les "chilis queens" (d'origines hispaniques), principalement sur la "Military Plaza". Ces
stands à chili ont été fermés dans les années 1930 pour des raisons d'hygiène.
Et maintenant manger un bon chili con carne à San Antonio relève de la
gageure!
Une autre version est qu'il s'agissait en fait de l'ordinaire des
prisonniers texans au 19ème siècle qui y devenaient "accro" et qui une fois
libérés (enfin ceux que l'on n'avait pas exécutés ;-) ) tentaient de reproduire
la recette.
Quoi qu'il en soit, il parait qu'au Texas il y a trois
choses qui fâchent: la politique, la religion et le chili con carne!!
Avec tel ou tel piment- porc, bœuf ou gibier? -viande hachée ou viande en tout petits dés? -haricot ou pas? -si haricot, "pinto beans" ou haricots rouges?
Chaque famille prétend détenir la "vraie" recette...et pour départager toutes ces recettes se déroule chaque année à Terlingua le Championnat International du Chili.
mercredi 19 décembre 2007
Art. 102 : Cuisine bretonne
La cuisine bretonne, même si elle n'est pas particulièrement renommée en dehors des crepes et galettes, possède cependant de nombreuses autres spécialités et particularités.
Condiment : Le Kari Gosse :
Monsieur Gosse, pharmacien lorientais du XIXème siècle a eu l'idée de créer un curry inspiré de l'époque de la Compagnie des Indes Orientales.
En effet le port de Lorient fut le premier de France à voir débarquer le curry dans ses cargaisons. Les bretons y ont vu un parfait compagnon culinaire des produits de la pêche.
Par un mélange de piment rouge, coriandre, cumin, curcuma, gingembre,
girofle, cardamone, cannelle et fenugrec, il a reconstitué les parfums
d'outremer. Il eu la bonne idée de déposer un brevet pour sa recette, elle est fabriquée
à Auray et seules 3 ou 4 pharmacies
possèdent le droit de vente, dont deux à Lorient et une autre à Auray, dans le
Morbihan
La recette la plus connue avec cet assaisonnement est le Homard au kari Gosse
Fruits de mer : la coquille saint jacques / le homard / l'huitre / La cotriade (
Il s'agit d'une spécialité morbihannaise et est aux bretons ce que la bouillabaisse est aux
méridionaux : un plat traditionnel et populaire élaboré avec les espèces locales
de poissons, de crustacés, de légumes et d'aromates. ) et La Civelle ( petite anguille )
La viande :
Kig-ha-farz
Ingrédients pour 4 personnes
- Viande :
-
- 500 g de jarret de porc,
- 250 de lard,
- 250 g de bœuf
- Légumes :
-
- Quelques légumes du potager (carottes, navet, chou, pommes de terre, poireaux),
- 3 oignons
- Farz :
-
- 500 g de farine de blé noir (sarrasin),
- du lait,
- 50 g de beurre,
- 2 œufs,
- 250 g de crème fraîche,
- 1 cuillère à soupe de gros sel
- Saindoux ou lipig (beurre et échalotes)
Préparation
- Éplucher les légumes, puis les déposer avec la viande dans une grande cocotte ou un fait-tout rempli d'eau,
- Allumer le feu sous la cocotte et laisser cuire tel un pot-au-feu (court-bouillon) au moins 1 heure.
Préparation du farz :
- Délayer la farine avec les œufs ainsi qu'un peu de lait contenant le gros sel, le beurre et le saindoux fondus,
- Ajouter de la crème.
- Glisser la pâte dans un sac de toile soigneusement fermé et le plonger dans la cocotte. Laisser cuire l'ensemble au moins 2 heures.
- Émietter ou découper la pâte en tranches et la servir dans des assiettes creuses avec un ou plusieurs morceaux de viande, quelques légumes et une bonne dose de bouillon.
- Servir accompagné de lipig (sauce faite en faisant fondre des échalotes coupées en tous petits morceaux dans du beurre) ou du sucre.
Recette alternative
Mettre la viande et un morceau de lard cru dans une grande marmite à l'eau froide avec un bouquet garni (thym, laurier, persil), une carotte en rondelles, un oignon, des baies de genièvres, sel.
Porter à ébullition et faire cuire à feu doux environ 3 heures. 2 heures avant la fin de la cuisson ajouter le farz.
Faire cuire à part un jarret de porc avec un saucisson à cuire, ainsi que les légumes mélangés (poireaux, navets, carottes, oignons, choux verts, ail), enfin des pommes de terre dans une petite casserole.
Légumes:
Artichaud / Chou fleur / Poireau et Mache
Dessert :
Le kouign amann est un gâteau à pâte feuilletée, spécialité régionale de Douarnenez en Bretagne, dont le nom breton signifie : kouign : gâteau ou brioche et amann : beurre et se prononce kouigne aman-n.
Le kouign amann est proposé dans un grand nombre de boulangeries-pâtisseries en Bretagne. On le trouve comme gâteau destiné à plusieurs personnes, en part prédécoupée ou non, mais aussi en gâteau individuel, souvent façonné et cuit dans un moule jetable (malgré la difficulté de le réussir ainsi).
Le kouign amann est aussi produit et commercialisé par la grande distribution par des biscuiteries ou autres producteurs industriels. La qualité n'a cependant qu'un lointain rapport avec celle du produit moelleux, encore tiède et suintant de beurre et de sucre que l'on trouve dans la plupart des bonnes boulangeries bretonnes.
Pour 1 gâteaux de 32 parts :
- 1 kg de beurre salé
- 2 kg de farine de froment (type 45)
- 1 kg de sucre cristallisé
- 1 litre d'eau tiède
- 80 gr de levure de boulanger ou du levain
- Dans un grand saladier, mélanger 500 g de farine et 1 sachets de levure de boulanger, faire un puits, y verser 1/4 litres d'eau tiède.
- Commencer à mélanger avec une fourchette puis pétrir à la main, former une boule, saupoudrer de farine et laisser lever.
- Préparer le mélange beurre-sucre, il doit être homogène et avoir la même consistance que la pâte.
- Fariner le plan de travail et le rouleau pour étaler la pâte.
- Etaler la pâte le plus finement possible.
- Etaler le mélange beurre-sucre sur la pâte (fine)
- Replier une première fois en trois dans le sens de la longueur, puis une deuxième fois dans le sens de la largeur, aplatir pour chasser les bulles d'air.
- Replier en triangle, mettre dans le moule, laisser lever une deuxième fois, puis cuire à four moyen thermostat 7 (180°C), environ 20 min.
Servir chaud ou tiède.
ATTENTION C'EST UNE DES PLUS GRANDE DIFFICULTEES DE LA CUISINE BRETONNE CAR LOIN D' ETRE FACILE A REUSSIR.![]()
vendredi 21 décembre 2007
Art. 113 : Recette du saumon gravelax
Saumon Gravelax
envoyé par david26100




