samedi 15 décembre 2007
Art. 84 : L'aspirine
Animation réalisée sur le site http://www.komcitiz.com
L'acide acétylsalicylique (dénomination commune internationale de l'acide 2-(acétyloxy)benzoïque) est un composé chimique utilisé comme médicament analgésique et antipyrétique plus connu sous le nom d'aspirine, venant de « Aspirin », marque créée en 1899 par la société allemande Bayer.
C'est un dérivé de l'acide salicylique. Le terme salicylique vient du nom latin du saule, dont on utilisait l'écorce pour ses propriétés curatives.
Le nom de marque Aspirine a été formé du préfixe privatif grec a-, du radical latin scientifique Spiraea (ulmaria), dénomination savante de la reine-des-prés, et du suffixe savant allemand -in, propre au vocable chimique et médical : littéralement « qui est fait sans Spiraea (ulmaria) ». Ce terme a été forgé pour distinguer l'acide acétylsalicylique naturel, extrait des fleurs de la Spiraea ulmaria, de l'acide obtenu par synthèse, introduit en thérapeutique en 1899 grâce aux travaux du chimiste allemand Adolf von Baeyer (1835-1917).
L'écorce de saule est connue depuis l'Antiquité pour ses vertus curatives. On a retrouvé la trace de décoction de feuilles de saule dans un papyrus égyptien datant de 1550 av. J.C. Hippocrate (460–377 av. J.-C.), médecin grec, conseillait déjà une préparation à partir de l'écorce du saule blanc pour soulager les douleurs et les fièvres. Les Romains connaissaient aussi ses propriétés, le nom latin du saule est salix.
En 1763, Edward Stone présente
un mémoire devant la Royal Medicine Society sur l'utilisation thérapeutique de
l'écorce du saule blanc
contre la fièvre. En 1829, Pierre-Joseph
Leroux, un pharmacien français, après avoir fait bouillir de la poudre
d'écorce de saule blanc dans de l'eau, tente de concentrer sa préparation ; il
en résulte des cristaux solubles qu'il baptise salicyline (de salix).
Puis des scientifiques allemands purifient cette substance active,
d'abord appelée Salicyline puis acide salicylique.
D'autres sources naturelles sont trouvées comme la reine-des-prés dont la dénomination scientifique de l'époque Spirea ulmaria donnera naissance au nom aspirine. Très vite, on se rendra compte que les acides spiriques et salicyliques ne font qu'un. On utilise cette préparation pour faire tomber la fièvre, soulager les douleurs et les rhumatismes articulaires, mais elle provoque des brûlures d'estomac.
En 1853, le chimiste strasbourgeois Charles Frédéric Gerhardt expérimente la synthèse de l'acide acétylsalicylique et dépose un brevet. Il meurt trois ans plus tard et ses travaux tombent dans l'oubli.
En 1859, Kolbe réussit la synthèse chimique de l'acide salicylique, mais c'est Felix Hoffmann, chimiste allemand entré au service des laboratoires Bayer en 1894, qui, en octobre 1897, reprenant les travaux antérieurs de Gerhardt, trouve le moyen d'obtenir de l'acide acétylsalicylique pur et réalise sa production industrielle. Il s'en sert d'abord pour soigner son père, qui souffrait de rhumatisme chronique. D'après des recherches de Walter Sneader de l'université de Strathclyde à Glasgow, c'était cependant le supérieur de Hoffmann, Arthur Eichengrün, qui eut l'idée de synthétiser l'acide salicylique.
Finalement, le brevet et la marque de l'aspirine sont déposés par la société Bayer en 1899, sous la dénomination « Aspirin ». La préparation arrive en France en 1908 et est commercialisée par la Société chimique des usines du Rhône. Cependant, après la Première Guerre mondiale, le Traité de Versailles stipule que la marque et le procédé de fabrication tombent dans le domaine public dans un certain nombre de pays (France, États-Unis… mais ils perdurent dans d'autres pays comme le Canada).
Aujourd'hui, on produit encore chaque année plus de 12 000 tonnes de ce médicament à travers le monde, et on ne cesse de lui découvrir de nouvelles propriétés, voir Indications thérapeutiques et préventions.
En 1971, John R. Vane, lors de recherches qui lui valurent le prix Nobel de médecine en 1982, découvrit que l'aspirine inhibe la production de prostaglandines et de thromboxanes. L'aspirine par une réaction chimique d'acétylation inhibe de façon irréversible les enzymes cyclo-oxygénase ( COX 1 ET COX 2 ), des enzymes participants à la production de prostaglandines et de thromboxanes. L'aspirine est différente des autres anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui inhibent de façon réversible cette enzyme.
L'aspirine fait baisser la fièvre (antipyrétique), en réduisant la production de prostaglandines dans l'hypothalamus, thermostat de la température corporelle.
Elle réduit la douleur (analgésique) en bloquant la production des hormones responsables des messages transmis aux récepteurs de la douleur dans le cerveau, d'où son efficacité sur les migraines et les douleurs d'origines diverses. Par le même mode d'action, elle réduit les inflammations (AINS) résultant d'une dilatation vasculaire, comme les coups de chaleur, qui ne s'accompagnent pas forcément de coups de soleil.
L'aspirine agit sur les plaquettes sanguines, en inhibant la cyclo-oxygénase, une enzyme ayant un rôle important dans l'agrégation des plaquettes, et ce, de manière permanente, c'est-à-dire durant toute la durée de vie de la plaquette (entre 7 et 15 jours). Il favorise par ce biais la circulation et peut servir pour prévenir les attaques cardiaques, en évitant la formation de caillots (thrombose).
mardi 18 décembre 2007
Art. 101 : Les cellules souches
Les cellules souches en général ont pour caractéristiques de se
reproduire longtemps à l’identique, sans se différencier, et d’être capables de
donner naissance à des cellules de transition, à capacité limitée de
prolifération, à l’origine de cellules hautement différenciées (nerveuses,
musculaires, hématopoïétiques).
Les cellules souches embryonnaires
humaines
La préparation des
cellules souches embryonnaires (ES, Embryo Stem cells) implique la production
d’embryon humain et/ou l’utilisation des embryons surnuméraires issus de la
fécondation in vitro, puis le prélèvement de cellules du bouton embryonnaire au
stade blastocyste, nécessitant la destruction de l’embryon ; ces cellules
souches embryonnaires sont ensuite mises en culture pour la production d’un très
grand nombre de cellules identiques.
Ces cellules constituent le point de
départ pour la préparation de cellules différenciées obtenues par des techniques
en cours de mise au point. Ces données ont ébranlé le monde scientifique,
commercial et médiatique en laissant penser que les applications du clonage
pourraient ouvrir des voies nouvelles pour la thérapie de maladies graves.
Ces
données ont surtout ébranlé le monde politique, en particulier en Grande
Bretagne, au Japon, en Australie et aux USA où il existe de fortes pressions
pour que les fonds fédéraux puissent être utilisés pour la recherche sur les
embryons humains.
Les cellules souches
adultes
Les études sur les cellules souches adultes
(ASC) ont montré qu’elles étaient présentes dans de nombreux tissus mais
qu’elles n’étaient capables que de donner naissance à des cellules propres au
tissu donné. Au cours de ces dernières années, on a découvert des cellules
souches pluripotentes dans la moelle osseuse (HSCs), le tissu nerveux (NSCs) et d’autres organes dont le sang du cordon ombilical (P/CB). Ainsi,
chez l’homme, il est possible de reconstituer l’intégralité des populations de
cellules hématopoïétiques (sanguines) à partir de cellules souches de la moelle.
De même on est capable d’orienter la différenciation de cellules souches nerveuses humaines en neurones, en cellules gliales (cellules nourrices des neurones) ou en cellules musculaires lisses. Ainsi les cellules souches des tissus adultes peuvent avoir des propriétés voisines des cellules embryonnaires humaines (et ne posent pas de difficultés pour leur obtention) ; elles devraient permettre d’entrevoir des thérapies efficaces pour de nombreuses maladies.
jeudi 20 décembre 2007
Art. 109 : Anti Tabac
Anti tabac
envoyé par david26100
J'ai beau être fumeur ça fait tout de même réflechir
jeudi 20 mars 2008
Art. 140 : Une molécule organique détectée sur une planète extra-solaire
Une molécule organique détectée sur une planète extra-solaire
L'étoile HD189733 est repérée par la flèche verte. Elle est située à moins de 0.15° (équivalent à une demi lune) de la nébuleuse Dumbell




