mercredi 5 décembre 2007
Art. 05 : Le moulage sur vif
Le moulage sur vif
Vidéo envoyée par david26100
Histoire de vous faire découvrir une de mes grandes passions que je pratique depuis quelques années. Les commentaires et débats sont les bienvenues.
On attribue à LYSISTRATE DE
SICYONE l'invention du moulage direct sur modèle vivant en l'an 324 avant Jésus-Christ mais il est pratiquement impossible
de le dater avec certitude. L'homme a toujours été fasciné par la reproduction
du corps, allant même jusqu'à bâtir une église à l'emplacement ou le Christ
apparu à sainte Radegonde à Poitiers laissa l'empreinte de son pied imprimée
dans la pierre
Le mythe du double, la cybernétique, l'éternel conflit entre les partisans du moulage sur nature et ses détracteurs , les uns y voyant un moyen d'expression, les empreintes étant chargées d'un capital émotionnel et symbolique, les autres n'y voyant qu'un procédé mécanique et facile sans vie ni contenu artistique , sont autant de raisons qui ont permis au moulage sur nature d'être médiatisé et pratiqué largement par de nombreux professionnels et d'amateurs mais sans être reconnu comme discipline.
D'autre part, la relative vulgarisation des techniques générales de moulage due à l'apparition des nouveaux matériaux de synthèse pourrait laisser penser que le moulage sur modèle vivant est une chose facile, il n'en est rien et beaucoup ont essayé en faisant courir de grands risques à leurs modèles tout en produisant un travail de mauvaise qualité.
Que cela soit dans un but artistique, pour concevoir une sculpture figurative ou hyperréaliste, ou une composition à l'aide de fragments, que cela soit dans le but de garder un souvenir de son visage, de sa main, de celle du bébé, ou du buste de la maman, que cela soit dans le cadre d'un enseignement ou d'une animation, de récréations ou d'exercices, dans le domaine médical ou esthétique, le moulage sur modèle vivant est une opération délicate et non dénuée de risques.
C'est dans tous les cas une expérience enrichissante pour le modèle et le mouleur. Le moulage sur modèle vivant constitue un véritable moyen d'expression et il n'est pas faux de dire qu'il est à la sculpture ce que la photographie est à la peinture.
Les aspects psychologiques
Le corps humain est certainement le sujet qui présente le plus de difficultés à mouler. Il bouge, vibre, palpite, s'échauffe et se refroidit, respire, se crispe et se détend, il est couvert de poils et sa surface est extrêmement fragile, ajoutons à cela qu'il peut prendre mille postures et présente des contres dépouilles incontournables.
Tous ceux qui l'ont pratiqué s'accordent pour dire qu'il s'agit d'un moment très particulier et très délicat de leur démarche. Car en face du mouleur, qui doit être d'une totale connivence, c'est un être humain qui doit accepter des contraintes, des manipulations dont il est difficile de prévoir toutes les conséquences.
Le modèle doit d'abord être ''préparé'' physiquement et psychologiquement, il doit se sentir bien dans l'atelier et avec toutes les personnes qui s'y trouvent (assistants, photographes) Il devra prendre une pose aussi confortable que possible et pouvoir la tenir jusqu'au bout de l'opération.
Le modèle peut poser habillé mais le plus souvent il pose nu. Un climat particulier basé sur la confiance mutuelle doit s'instaurer.
La prise d'empreinte, toujours exécutée le plus vite possible est un moment intense de rapports humains.
Quelque soit le matériau employé pour le négatif, le mouleur touche le corps du modèle, le produit estampé est humide ou visqueux, plus ou moins chaud, puis enfin il durcit. Le modèle vit ce changement d'état de la coque qui enferme son corps.
Pendant un court instant il ressent le décollement du matériau au niveau de son épiderme ce qui lui procure une sensation intense de la vie, de la réalité de son propre corps, car il s'agit d'une expérience d'enfermement, (surtout laisser au modèle la possibilité de communiquer par la vue par la parole ou encore par l'écrit.
Souvent les sculpteurs moulent de préférence leurs amis , des
personnes qu'ils connaissent bien, après avoir expérimenté la situation sur
eux-mêmes.
Les réactions du modèle sont souvent imprévisibles, il semble que le corps réponde lui-même , à ce qui , peut-être, est ressenti comme une agression par des douleurs locales, une grande fatigue, des modifications de la pose initiale, des vomissements, voir des évanouissements (pour un moulage total du corps).
Cette expérience donne accès pour le modèle à une nouvelle connaissance de son corps et sans doute aussi de ses pulsions profondes.
La mise à nu n'est pas seulement physique, elle est aussi celle des mécanismes internes de l'individu.
Dans la tenue de son rôle, le modèle s'abandonne-t-'il pour n'être qu'un objet soumis à la volonté et au savoir-faire d'un autre? Tous les mouleurs remarquent que, même s'ils décident de la pose, il y à toujours une part de la personnalité, des tensions et du climat lors de la prise d'empreinte qui s'inscrit dans l'oeuvre.
On peut se demander quelles sont les revendications du modèle avant et après la réalisation du moulage, comment appréhende-t- il ce double?, l'accepte -t-'il? va - t-'il s'identifier à ce que le mouleur lui fait représenter? Quelles émotions suscitent le fait de pouvoir ''tourner autour de sois'', se voir de dos, ''vraiment'' en trois dimensions? quelles réflexions naissent de cette image, de cette vision de son propre corps? Quelle part de narcissisme, d'exhibitionnisme, l'incite à se faire mouler, ce qui l'expose à être vu, éventuellement nu, quelle angoisse compense t 'il à la vue d'un double solide, dur, peut être immortel!
Par ailleurs se pose le problème de la ressemblance, de la reconnaissance qui en sera faite, les empreintes lorsqu'elles sont partielles permettent t'elles l'identification. Le désir de posséder un moulage de son visage est du même ordre que celui d'avoir son portrait peint ou photographié, tout le monde souhaite que son image se transmette au delà de la mort, que sa jeunesse laisse trace au delà du vieillissement.
La
ressemblance d'un moulage à une personne existante reste toujours hypothétique
et imaginaire, ce qui en fait est mis en évidence n'est pas la ressemblance à
une personne en particulier ou à soi, mais l'écart entre ce que l'on voit et
l'image que l'on avait intellectualisée.
Les
précautions
Il est important de parler des préliminaires aux empreintes de visages, de têtes ou de corps, les petites empreintes partielles, mains, oreilles etc, ne demandent pratiquement pas de préparation spécifique mais souvenons nous qu'au siècle dernier, il fallait avertir le commissariat de police avant d'entreprendre un moulage sur modèle vivant. Nous n'en sommes plus là, mais il convient néanmoins de prendre quelques précautions à cette occasion.
Elles sont de deux ordres: l'aspect psychologique est déterminant. Il faudra ''préparer'' le modèle mentalement mais aussi physiquement. D'autre part, l'organisation, la préparation du matériel et du lieu ont aussi leur importance.
S'assurer tout d'abord que le modèle ne souffre pas d'une affection ou contre-indication avec le moulage envisagé. Ne pas intervenir sans assistance médicale sur des sujets claustrophobes, asthmatiques ou cardiaques sur lesquels il est néanmoins possible de prendre quelques empreintes partielles tels que la main ou une partie du dos, mais éviter la tête, le torse. Pour le visage ou la tête, si l'on désire mouler la bouche fermée, s'assurer que le modèle peut respirer uniquement par le nez, sinon ne pas prendre le risque.
Ne pas mouler sur un visage maquillé, éliminer toute trace de maquillage soigneusement, ( il risque de couler dans les yeux lors de l'empreinte).
D'une manière générale, ne pas prendre de risque en moulant les yeux ouverts bien que certains mouleurs le fassent , ne pas essayer de mouler quand même avec l'aide de lentilles. Pour les sujets qui en portent, prendre soin de les retirer avant le moulage car elles risquent de tomber lors du démoulage et ceci même si les yeux sont moulés fermés. Retirer l'éventuel appareil auditif.
Dans le cas du moulage de la main, retirer si cela est possible les bagues, bracelets et montre. Pour le moulage des jambes, s'assurer que le modèle n'est pas sujet à des crampes et ne souffre pas de varices.Dans tous les cas, il faut bien protéger les systèmes pileux avec de l'huile, (amande douce ou olive) ou de la vaseline.
Ne jamais mouler sur une plaie ouverte.
Ne pas oublier
de demander au modèle de satisfaire ses besoins naturels, et éventuellement dans
le cas d'un grand moulage, lui proposer de prendre une douche avant, et de se
détendre par quelques exercices d'élongation.
Avant le moulage
Bien observer l'état de nervosité du modèle et surtout ne pas commencer un moulage trop rapidement sans qu'un climat de confiance mutuelle ne se soit installé , le moulage commencé, il ne sera plus possible de revenir en arrière.
Tout d'abord,
demander au modèle si il à déjà une expérience de moulage ou de pose, si il à
l'habitude de se relaxer, si il pratique le yoga. Faire plus ample connaissance
et montrer des moulages déjà réalisés, ou des reportages photos. Plus le modèle
sait ce qui l'attend, mieux le moulage se déroulera. Pour l'alginate, rappeler au modèle qu'il en a déjà certainement
vu puisque c'est de ce matériau dont se servent les dentistes pour prendre les
empreintes des dents. Pour le plâtre, rappeler au
modèle que certains masques utilisés pour les soins esthétiques sont composés de
plâtre. Personnelement j' utilise du platre de syntese qui est plus blanc et qui
à un rapport de poids plus faible.
Pendant
le moulage
Tout dépend en
général de la partie du corps que l'on moule mais chacun à sa méthode et ses
habitudes. Il est bon de manifester sa présence par le toucher. Une bonne
méthode consiste aussi à le faire participer en tenant quelque chose , un
récipient, une serviette, un outil toujours pour détourner son attention . Dans
tout les cas j'ai remarqué qu'il ne sert à rien de demander au modèle si ''ca
va'' , il lui est souvent impossible de le dire et peut dans ce cas douter de
l'assurance et des compétences du mouleur, de sa capacité à maîtriser la
situation.
Un moulage réussi est celui qui combine une expérience
enrichissante pour le modèle et le mouleur, à un résultat technique parfait.
Quand les éventuelles réticences qui précédaient le moulage ont fait place à une
envie de recommencer ''le voyage''.
Préparation du matériel et du lieu
Travailler si possible dans un local clair et aéré bien chauffé avec la possibilité d'augmenter le chauffage facilement.Le modèle ne doit jamais se refroidir ou manquer d'air, de plus la ''chair de poule'' n'est pas toujours l'effet recherché sur les empreintes.
Préparer suffisamment de récipients et d'eau tiède, avoir à disposition des sacs poubelles, des chiffons pour protéger les vêtements du modèle et s'essuyer facilement les mains. Ne rien laisser qui pourrait encombrer le passage et empêcher le mouleur de tourner autour de son modèle. Débrancher le téléphone pour ne pas être dérangé , la sonnerie peut aussi ajouter un stress inutile.
Dans le cas d'un grand moulage ou d'une pose spécifique, bien répéter et préparer des points d'appuis, l'idéal est que le modèle repose toujours sur trois points pour éviter la fatigue, les garnir éventuellement de mousse, le modèle doit pouvoir se reposer et tout doit être prévu et confortable. Bien préparer à l'avance les outils et matériaux pour perdre un minimum de temps pendant l'empreinte.
Dans le cas de grands moulages, un assistant ou deux sont souvent ''un plus'', mais attention ils ne doivent pas gêner, ils devront d'ailleurs se contenter en général de préparer les produits et de les passer au fur et à mesure du travail du mouleur pour éviter les temps morts. Ils ne devront faire aucun commentaire à haute voix ni s'adresser au modèle , et cela est valable pour toutes les personnes présentes.
Si un ou une de vous veux tenter l'experience et bien je previens au depart que je ne fournis ni locaux, ni matière premiere mais que j'ai de tres bon fournisseurs étrangers (je recupere mon alginate sur Bruxelles car je le paye moins cher au kilo)
Art. 13 : La danse irlandaise
River Dance -Lord of the Dance
La forme actuelle de la danse irlandaise est basée sur un style de danse ancien appelé "Sean Nòs".
Pour cette forme de danse solo, il n'existe pas de règle formelle : vous pouvez bouger librement vos bras, vous n'êtes pas obligés de rester droit et les expressions du visage sont permises.
Pendant le 18ème siècle, les maîtres de danse apparaissaient en Irlande. Ils représentent les créateurs des Set dance et Ceili d'aujourd'hui. Ils développèrent les danses de groupe pour gagner l'intérêt de leurs élèves les moins doués, leurs donnant ainsi l'opportunité d'aimer danser.
Il existe 4 championnats principaux :
* Les championnats nationaux américains
* Les championnats d'Irlande
*
Les championnats de Grande-Bretagne
* Les championnats du monde qui ont lieu
tous les ans à Pâques en Irlande.
Les chaussons légers, utilisés aujourd'hui, sont apparus pour la première fois en 1924 à Belfast. Jusque là, il était normal de danser en chaussures de ville. Mais les "soft shoes" en cuir, proche des chaussons de danse classique, ont permis de nombreuses améliorations stylistique et se sont donc rapidement répandus. Le contraste des chaussons presque toujours noirs avec les chaussettes aux couleurs claires attirent l'attention du public sur la technique du pied et sur l'expression et le style du danseur.
Jusque dans les années 70, les hommes avaient le droit de porter des chaussons. Mais depuis, un décret a été publié permettant seulement aux garçons de moins de 11 ans de porter ces chaussons. Au-delà de cet âge, les hommes portent des "reel shoes" dont la forme est très semblable aux chaussures de claquettes irlandaises sans la pointe très large. De nombreuses expériences ont eu lieu au cours des ans afin de créer un son plus clair et plus fort. Seul l'introduction des semelles très large en fibre de verre pour les orteils et les talons, ces 10 à 15 dernières années, a créé un véritable changement pour les danseurs.
La "Great Irish Dancing Commission" a mis fin à ces améliorations incessantes et depuis l'apparence des chaussures n'a pas changé.
L'introduction et le développement des soft shoes et hard shoes ont entraîné de nombreux changement dans le style de la danse irlandaise et ont permis de créer de nouveaux mouvements. Ainsi, ces innovations, qui ont toujours eu lieu et qui auront toujours lieu, ont rendu la danse irlandaise populaire au-delà de l'Irlande.
Un petit lexique : (juste histoire de vous rendre dingue car difficile à placer dans une conversation)
Bird (Soft shoe) C'est la technique du "jump over" sauf que le saut se fait en un temps. Vous repliez sous votre corps la jambe gauche pendant que vous tendez devant vous la jambe droite. Atterrissez sur la jambe droite et ramenez la gauche devant. C'est un saut assez physique, difficile à effectuer. Vous devez donner l'impression d'être suspendue dans les airs pendant quelques secondes pour un effet réussi. Personnellement je ne connais qu' une seule danseuse en mesure de le réaliser parfaitement, j'ai nommé Gillian Norris mais je ferais un petit sujet sur elle plus tard.
Box (Hard shoe) C'est un mouvement qui se fait en 6 temps très rapidement pour ne pas perdre l'équilibre. Vous prenez appui sur le talon droit (temps 1), en restant sur le talon droit, vous équilibrez le point d'appui de votre corps en vous mettant également sur le talon gauche (temps 2). Vous êtes maintenant en équilibre sur les deux talons, le temps trois consiste à frapper les tips (bout de la chaussure au niveau des orteils) ensemble pour émettre un son. En étant en appui sur la talon gauche, vous posez à terre le tip droit (temps 4), en restant sur le tip droit vous posez à terre le tip gauche (temps 5). Vous êtes maintenant en demi-pointe sur les deux pieds, et vous frappez ensemble vous talons pour émettre un son (temps 6).
Brush (Hard shoe) Frappe brossée avant, arrière, coté, ou en croisant devant ou arrière.
Butterfly
(surtout en Soft shoe) La droite est croisée devant, vous sautez
vers le haut :
1. En gardant la jambe droite croisée devant, vous pointez
les orteils vers le bas opposé (pied droit vers la gauche, pied gauche vers la
droite), les talons vers l'extérieur (talon droite vers la droite, talon gauche
vers la gauche), visuellement, vos pieds sont croisés au niveau de la plante 2.
Chaque pied doit tracer un cercle dans le sens opposé de l'autre pied : le pied
droit tracera le cercle de la gauche vers la droite, et le pied gauche, de la
droite vers la gauche.
3. Vous avez fait un tour complet, vous devez donc
atterrir en position initiale : la jambe droite croisée
Click (Hard
et Soft shoe) Le principe du click est de se frapper les talons pour émettre un
son si on porte les hard ou reel shoes. En soft, on se contente de faire le
mouvement, il va de soi qu'aucun son n'est émis avec ghilles.
Il existe
plusieurs variantes à ce mouvement de base.
Le back click Le même principe que le front click sauf qu'on lève les jambes derrière soi.
Le double click Toujours ce principe de se frapper les talons sauf que cette fois-ci on saute vers le haut et on frappe les talons deux fois (sous le corps) de façon à émettre un double son.
Cut (Hard et Soft shoe) C'est un mouvement typique à la danse irlandaise. Vous avez appui sur la jambe gauche, d'un mouvement très rapide, vous allez frappez le côté gauche de votre hanche avec le pied droit et il redescend aussi vite. N'oubliez pas de pointer le pied.
Double down = squiver the knee' (Soft shoe) La jambe droite est devant, vous sautez vers le haut et, avant d'atterrir, vous repliez la jambe droite devant vous de façon à toucher deux fois de suite le genou gauche du pied droit. Puis vous atterrissez d'abord sur la jambe gauche et déposez la droite par la suite.
Heel (Hard et Soft shoe) C'est le talon qui touche le sol devant l'autre pied.
Hop (Hard et Soft shoe) Poids du corps sur la jambe droite, sautez vers le haut et atterrissez à nouveau sur la jambe droite.
Jump (Hard et Soft shoe) Poids du corps sur la jambe droite, sautez vers le haut et atterrissez sur la jambe gauche de façon à transférer le poids du corps sur l'autre jambe.
Jump over = 1 2 3 , Over the
bridge (Hard et Soft shoe) C'est un saut qui se fait en trois
temps. Vous avez appui sur la jambe gauche, vous levez la jambe droite devant
vous (faites un angle de 90° par rapport à votre corps) et vous sautez dessus
(temps 1). Ensuite, vous repliez la jambe gauche sous le corps pour vous frapper
le derrière (temps 2), avant de la dérouler pour la ramener vers l'avant et la
déposer devant la droite (temps 3). Pensez à faire un grand mouvement circulaire
dans le temps 2. Le 1 2 3 est un jump over, c'est la façon de compter qui
diffère, 1. lever la jambe droite et sauter dessus, 2. replier la jambe gauche
et la déposer devant la droite, 3. déposer la jambe droite derrière la
gauche
Art. 14 : La danse irlandaise (suite et fin)
Push up Vous levez la jambe droite devant vous, elle doit bien entendu être tendue. Avant de la ramener au sol, vous lèverez également la jambe gauche comme si vous vouliez poussez votre jambe droite plus haut. Vous atterrissez d'abord sur la jambe gauche et essayez de lever la jambe droite aussi haut que vous le pouvez avant de la ramener au sol.
Railly = Batter , Shuffle, Emerly, Treble (Hard shoe) Frappe composée; brush avant et brush arrière
Rock (Hard et
Soft) Mouvement de bascule des chevilles sur les côtés.
(avoir des chevilles solides)
Back rock Vous avez la jambe gauche devant, vous faites un hop sur la jambe droite, pendant ce temps ramenez la gauche vers l'arrière et vous allez caler votre cheville gauche derrière la droite de façon à enchaîner avec un rock.
Front rock Vous avez la jambe gauche devant, vous faites un hop sur la jambe gauche, pendant ce temps vous ramenez la droite devant pour caler votre cheville devant celle de gauche et enchaîner avec un rock.
Switch rock (avec changement) Même principe que le rock mais on alterne constemment le front et le back rock, c'est-à-dire, au moment de chaque rock, jambe de travail passe de l'avant vers l'arrière, de l'arrière vers l'avant.
Shaky Shaky = Fish tail, shake you're ankle off (Soft shoe) C'est le fait de secouer votre pied. Pensez à tendre la jambe et à relâcher la cheville.
Slide (glisser) (Hard et Soft shoe) La jambe droite est devant. Vous faites un hop sur la jambe droite en même temps que vous lèverez la jambe gauche de façon à la ramener devant. Vous la déposerez (la gauche) devant vous un peu sur votre gauche, en posant d'abord le talon ensuite le tip. Il ne vous reste plus qu'à ramener la jambe droite derrière la gauche.
Tip (Hard shoe) En gardant le poids du corps sur la jambe gauche, vous frappez le sol du bout du pied droit en l'éloignant du corps. Le poids du corps reste sur la jambe d'appui. Vous avez émis un son. En fonction de la chorégraphie, vous pouvez être amené à effectuer un "brush down" (tip down). Cela consiste à faire le même mouvement qu'expliqué ci-dessus mais après avoir frappé le sol, vous sautez sur la jambe droite et par la force des choses, vous avez transféré le poids du corps sur l'autre jambe.
Toe (Hard et Soft shoe) Cela consiste à frapper la pointe du pied libre au sol et de le relever. Le plus souvent, il s'agira d'un back toe (c'est-à-dire derrière). En hard shoes, une combinaison très courante est le "railly hop (back) toe" : faire un railly du pied droit, faire un hop sur la jambe gauche (et dans le même temps ramenez le pied droit derrière) et on frappe le sol de la pointe du pied droit derrière la jambe gauche. On peut faire la même chose devant (front toe).
Toe stand (Hard shoe) Il s'agit de monter sur pointe. Il existe différentes façons :
Walk on toes : vous montez sur pointes un pied à la fois.
Jump on toes : vous sautez sur les pointes deux pointes en un seul mouvement.
Toes rock : vous sautez sur pointes, vous faites un rock vers la droite (vous êtes donc redescendu en demi-pointe), vous faites un rock vers la gauche (toujours en demi-pointe) et vous ressautez sur pointes.
Tramp = Bang (Hard shoe) Vous frappez toute la surface du pied au sol; soit vous gardez le poids du corps sur la jambe initiale, soit vous transférez le poids du corps sur la jambe qui vient de faire le tramp.
Unfold
(Hard et soft shoe) C'est un mouvement qui se fait en trois
temps.
Il s'agit de faire un hop sur la jambe gauche, pendant ce temps vous
pliez la jambe droite de façon à toucher votre genou gauche du pied droit (temps
1), vous refaites un hop sur la jambe gauche, et en même temps vous dépliez la
jambe droite pour la tendre devant vous à 90° par rapport à votre corps (temps
2) et vous abaissez la jambe droite devant la gauche (temps 3).
Attention, certains de ces exercices ne sont à faire que lorsque vous vous êtes bien échauffés et musclés les chevilles.
vendredi 7 décembre 2007
Art. 29 : La photographie de charme
La photographie de nu est un art dont l'objectif est de mettre en valeur le
corps humain.
La représentation du nu remonte à la préhistoire et a
connu un réel essor durant la Grèce Antique. La photographie de nu que ce soit
d'une homme ou d'une femme permet de faire dégager un sentiment, une expression.
Parmi les photographes, les plus connus, on cite David Hamilton dont les
nus sont très réputés ou encore Spencer Tunick qui a la particularité de prendre
en photo d'immenses groupes de personnes nues dans des endroits publics (New
York, Londres, Barcelone...)
Approches de la photo de nu
Dès
l'invention de la photographie, le monde artistique a été choqué par son
réalisme et sa relative simplicité.
Les premières photographies de nus
et la technique stéréoscopique (vers 1850) vont satisfaire à un certain
voyeurisme bourgeois (en raison du prix élevé des oeuvres). Il faudra un certain
temps pour que la photographie de nu s'affiche comme un mode d'expression
artistique à part entière.
L'image photographique d'un nu devait d'abord
satisfaire à plusieurs critères artistiques pour être "publiable" (rendue
publique). C'est le nu académique, posé. Les pictorialistes de l'époque
utiliseront différentes techniques pour rapprocher le nu de la peinture : effet
de grain, voile et ambiances embrumées.
Si l'image ne correspondait pas
à cet idéal pictural elle n'était qu'une provocation érotique, suggérée par la
simple représentation du corps dénudé. La photographie de nu a donc évolué selon
l'environnement culturel et social voire religieux.
Certains
photographes marqueront leur époque, citons : Man RAY, Willy RONIS, Edouard
BOUBAT, photographes de nus occasionnels et intimistes et Jean-Loup SIEFF ou
Helmut NEWTON, deux spécialistes aux styles différents...
L'image de nu a
toujours soulevé le problème de l'ambiguïté du sujet, avec la limite décente
entre érotisme et pornographie. Le fort pouvoir évocateur d'une photo de nu pose
sans cesse la question de la censure, légale ou morale. De nos jours et pour
simplifier, on peut dire qu'une image pornographique est caractérisée par
l'absence de toute recherche esthétique avec une représentation obscène - donc
brutale- du corps sexué.
"Plus il a d'art et moins il y a de
pornographie".

Mais entre pornographie et provocation il existe encore
une nuance qui touche différemment le spectateur selon sa propre sensibilité. Il
suffit de regarder certaines oeuvres d'Elmut NEWTON ou de DAHMANE pour s'en
convaincre.
D'autre photographes repoussent encore un peu plus les
limites entre l'érotisme et la pornographie, les oeuvres de Tony WARD, de
Christophe MOURTHE ou celles d'ARAKI peuvent illustrer ce propos. Mais
l'érotisme n'est pas né avec la photographie, il s'inspire d'images
mythologiques ou antiques : Vénus sortant du bain, par exemple.
Si la
photographie de nu s'intéresse à montrer la beauté du corps, c'est le corps
féminin qui a longtemps incarné à lui seul cette beauté évocatrice. Mais le nu
masculin constitue également un excellent sujet de travail actuel.
Quoi
qu'il en soit, on peut évoquer la psychologie de la photo de nu qui, plus encore
que pour le portrait, reste un art difficile à maîtriser dans sa délicatesse,
dans sa diversité et dans sa symbolique.
N'allez pas croire que la
photographie de nu demande des moyens extraordinaires.
Un bon nombre
d'images vous seront accessibles très simplement. Avec le boîtier reflex 24x36
reste appréciable pour sa maniabilité et le photographe dispose d'une large
gamme d'objectifs et de films toutes sensibilités.
Le reflex numérique,
utilisé, en studio permettra de visualiser le travail en cours sur un
ordinateur, une option intéressante pour diriger un modèle débutant. L'objectif
d'une focale comprise entre 20 et 200 mm (équivalent 24x36) convient. On
travaillera différemment selon la focale choisie et le rendu des volumes et de
la perspective.
20 mm = Pour allonger les corps et inclure le
décor
50 mm = De bonne luminosité pour les intérieurs, procure une
perspective naturelle.
100 à 135 mm = Nécessite un peu de recul et un
espace suffisant, isole certaines parties du corps
200 mm = En extérieur
pour réaliser certaines photo "mode" avec un fond flou.
Certains
trouveront dans le noir et blanc un mode d'expression esthétique où la lumière
apporte le modelé qui trouve toute sa justification. Le noir et blanc convient
tout particulièrement pour restituer l'ombre et la lumière, la matière (grain de
peau) et le grain (granulosité du film).

La technique offre beaucoup de
possibilités de travail en chambre noire, avec la chimie, le tirage et les
papiers à tons chauds, les barytés ou encore les virages colorés.
Le
numérique procure une certaine liberté avec la possibilité du contrôle presque
immédiat (exposition, éclairage...).
Le numérique est intimiste et il
permet aussi l'autoportrait, nu éventuellement. Avec le traitement logiciel, la
technique numérique facilite l'assemblage, le trucage photographique ou la
retouche.
La photographie couleur permet de jouer des contrastes et de
la saturation ou des harmonies de teintes.
En aborder la photographie de
nu suppose qu'il y ait un modèle. C'est au photographe qu'incombe le choix du
modèle, en fonction de sa propre sensibilité mais aussi de son idée et du genre
d'images à réaliser.
trouver le modèle
- Personne de son
entourage
Il est plus facile de convaincre une personne de commencer
à faire du portrait pour mettre en confiance et montrer la qualité de son
travail. Fort d'un bon book portrait, le photographe pourra se renseigner sur
les possibilités de poser plus ou moins déshabillé(e). Il est parfois nécessaire
d'expliquer son travail au conjoint ou à l'ami du modèle. C'est cette relation
de confiance qui incitera une personne prédisposée à franchir le cap.
Le
photographe tiendra compte de la personne et de la personnalité pour réaliser
son travail. Il devra donner tous les conseils : maquillage, pose, habillage...
et il détendra l'atmosphère. Il faut prévoir plusieurs séances pour parvenir à
un échange fructueux. Poser nu n'est pas une chose naturelle pour la plupart des
gens. Inutile donc de brusquer les choses. Pour convaincre et espérer une
nouvelle participation, le photographe devra s'organiser et obtenir des
résultats corrects dès la première séance.
- Stage photographique
Méli-mélo entre technique et mise en situation, le stage est une
bonne approche pour le photographe qui ne sait pas par où commencer. Ici, le
travail en groupe ne permet guère de créativité, chacun repartira avec les mêmes
images. Les choix sont imposés : modèles, lieux, éclairage... Il s'agit
véritablement d'un apprentissage et les photos réalisées constitueront "le
document de stage" inutilisable en dehors du cadre personnel. Mais c'est sans
doute une bonne formation de départ. Il ne reste plus qu'à se renseigner sur le
maître de stage et sur l'organisation pratique.
- Modèle rémunéré
Le premier conseil, pour gagner en rapidité et en qualité est de faire
appel à une agence ou à une association spécialisée. C'est l'occasion de faire
des rencontres, de discuter et de disposer d'un local avec du matériel. Dans
certains cas la participation d'un modèle expérimenté permettra d'améliorer la
qualité de la séance. On évite aussi de tomber dans le piège de petites annonces
douteuses.
Le recours à des modèles professionnelles ou semi pro permet
de mieux se familiariser avec les diverses techniques : maquillage, poses... Le
travail ne sera sans doute pas d'une grande originalité mais il constitue un
début. L'offre en modèles peut être assez large et le photographe devra avoir
une idée de ce qu'il souhaite faire. Le mieux est de constituer un mini book
avec diverses images au plus proche de ce que l'on voudrait réaliser. Le
débutant peut très bien s'inspirer de ce qui existe déjà avant de pouvoir
réaliser des images plus personnelles.
Le coût peut paraître élevé mais les
résultats peuvent être rapides voire réguliers.
+ + + + + Personnellement
j’ utilise deux boîtiers numériques mais j’ai en vue l’acquisition d’ un boîtier
reflex numérique de 10Mp minimum + + + + +
Les photographes doivent se méfier particulièrement des modèles qui
demandent spontanément à poser nues. Si dans la majorité des cas ces modèles
souhaitent simplement obtenir d'elles-mêmes des images flatteuses et
susceptibles de leur servir plus tard de souvenirs, d'autres, souffrant de
problèmes psychologiques plus ou moins visibles, souhaitent apparemment laisser
une trace de leur passage sur ce bas monde avant de le quitter pour toujours.
Apprendre que le charmant modèle, à qui l'on a remis quelques jours auparavant
les clichés résultant d'une séance de pose apparemment sans problème, s'est
donnée la mort ou a tenté de le faire n'est jamais, pour un photographe, une
expérience anodine.
Les créatures de rêve que l'on voit régulièrement sur le papier glacé des magazines ou sur les écrans de télévision peuvent faire fantasmer de nombreux photographes mais le monde réel est quelque peu différent et sûrement moins idyllique. En général, c'est dans le quotidien qu'il faut chercher les richesses cachées et les sources d'inspirations, sans oublier tout ce que la vie peut apporter comme situations inattendues.
Le thème de la photographie peut être abordé lors de conversations avec des collègues de travail ou des personnes rencontrées lors de réunions ou autres activités. Si l'on est tenté par ce mode de recrutement, il faut toujours conserver sur soi quelques très bonnes photographies personnelles au format carte postale, de façon à pouvoir montrer à toutes les personnes intéressées, ou dont on pense qu'elles feraient de bons modèles, un échantillon de son travail.
Beaucoup de photographes, hommes et femmes, se sont pris eux-mêmes
pour modèle. C'est une bonne idée pour débuter et parfois l'amorce d'une longue
série de prises de vues qui peut s'étendre sur de nombreuses années.
Se photographier soi-même n'est pas forcément facile. Tenir l'appareil à la main limite très fortement les possibilités, de sorte que l'on s'aperçoit très vite de la nécessité de travailler sur pied et de déclencher à l'aide du retardateur ou mieux d'une télécommande. Par ailleurs, on ne peut pas à la fois poser devant l'appareil et garder un œil dans le viseur, de sorte que la composition des photos n'est pas toujours bien assurée et que les éclairages ne donnent pas toujours les effets escompté. Un miroir de grande taille placé au niveau de l'appareil peut fournir des indications, mais on reste ici dans le domaine de l'approximatif. Les boîtiers numériques munis d'écrans orientables ne sont utilisables pendant la prise de vue que si l'appareil n'est pas trop éloigné, ce qui interdit pratiquement l'usage de focales un peu longues pourtant recommandées pour éviter les déformations dues à un point de vue trop rapproché.
A moins que vous opériez avec une proche connaissance, il
n'est pas mauvais qu'une tierce personne soit présente lors des prises de vue.
Un(e) assistant(e) sera peut-être plus utile par sa seule présence que par son
aide, surtout si vous devez vous rendre au domicile de votre modèle. On peut
aussi demander au modèle de venir accompagné(e) d'un(e) ami(e) plutôt que de
venir seul(e) au rendez-vous.
Cette présence permettra au modèle de se sentir en sécurité et en confiance
et elle constitue aussi une garantie pour le photographe contre toute accusation
d'actes ou de comportements déplacés qui pourraient être portés à son
encontre.
Il faut assurer au modèle la possibilité de se changer à l'abri des regards. Les studios professionnels offrent des loges appropriées, mais un rideau ou un paravent peuvent suffire. A l'extérieur, les choses peuvent être plus compliquées et il faut souvent improviser. Un(e) assistant(e) est souvent utile pour aider le modèle, recevoir ou présenter les vêtements et repérer d'éventuels visiteurs alors que l'attention du photographe est toute entière consacrée à la prise de vues.
Les habits, et plus particulièrement les sous-vêtements serrés, les
chaussettes, les chaussures, ... impriment dans la peau des traces en relief,
généralement plus ou moins teintées de rouge, et qui ne disparaissent parfois
qu'au bout de plusieurs heures. De même, si un modèle s'assied ou même s'appuie
pendant quelque temps sur une surface présentant des motifs en relief (chaises à
claires-voies, tissus plissé, ...), il en portera également les marques. Les
modèles professionnels connaissent bien ces problèmes mais il faut les rappeler
aux modèles amateurs et leur préciser qu'ils doivent apporter des vêtements
suffisamment amples pour laisser aux marque le temps de disparaître.
Après que le modèle est arrivé dans le studio, il doit quitter tous les
vêtements qui peuvent laisser des marques et attendre sous une sortie de bain
assez douce ou sous une robe ample que sa peau ait repris son équilibre. Si l'on
opère chez le modèle, les choses peuvent être grandement facilitées de ce point
de vue mais les lieux ne se prêtent pas forcément au style de photo recherché.
Un bain pas trop chaud peut accélérer la remise en état de la peau et détendre
le modèle.
En attendant que les conditions deviennent favorables, il n'est pas interdit de bavarder avec le modèle et des rafraîchissements, ou une tasse de thé, sont souvent appréciés. Une musique d'ambiance peut aider à maintenir une atmosphère détendue, il est recommandé de laisser le modèle choisir à son goût et de modérer le niveau sonore de telle manière qu'il ne couvre pas la conversation.
On considère généralement que la température idéale se situe autour de 24 °C.
Si cela vous dit de débattre du sujet ou pourquoi realiser une serie ne serais ce que pour le grisement de poser n'hésitez pas.
A celles & ceux qui repondrons positivement à ce sondage prenez donc contact via @ avec nous et qui sais ce que l'avenir donnera
Certaines photos qui illustre mes articles sont de moi
mardi 11 décembre 2007
Art. 64 : IKEBANA
L’Ikebana, qui est d’origine chinoise, est apparu au Japon en même temps que le bouddhisme vers l’an 600 : l’ambassadeur Omo No Imoko à son retour de Chine, consacra toute la fin de sa vie à orner l’autel de Bouddha avec des fleurs et des feuillages.
Au XIV° siècle, dans les monastères, les grands maîtres de la cérémonie du thé pratiquent l’art floral. Dans les maisons, une alcôve dénommée « Tokonoma », place d’honneur du logis, fut réservée à cet effet, : on y place également d’autres objets.
Au XVIII° siècle, l’Ikebana devint un art en soi et non une pratique religieuse. Toutes les classes sociales purent pratiquer cet art.
Aujourd’hui, il y a de nombreuses écoles d’Ikebana et chacune possède ses propres règles et ses propres techniques d’arrangements . Toutes s’attachent à la perfection des lignes, à l’harmonie des couleurs, à l’espace et à la forme. Le naturel est également important car l’Ikebana symbolise la nature sous tous ses aspects, du pin majestueux au plus simple brin d’herbe.
lundi 17 décembre 2007
Art. 95 : Le moulage à bande platrée
Le moulage à la bande plâtrée est le plus simple et le plus économique. Le résultat est moins spectaculaire qu'avec l'alginate mais avec un peu d' expérience vous réaliserez des œuvres superbes.
Le modèle doit prendre une
position confortable et naturelle Afin d'éviter fatigue et crampes
Si vous
faites un moulage (uniquement bandes plâtrées enduisez toutes les parties du
corps à mouler de vaseline)
Commencez par le haut du
buste
Découpez des petits bouts de 15 à 20 cm de bandes plâtrées que vous trempez l'un après l'autre dans de l'eau tiède
Vous disposez les bouts de
bande plâtrée sur la partie à mouler en lissant soigneusement avec le bout des
doigts pour bien chasser les bulles d'air et répartir uniformément le plâtre
Prenez un soin particulier
à lisser les formes de sorte que les mailles de la bande plâtrée soient le moins
apparentes possible
après quelques minutes vous
pouvez très facilement enlever le moulage. Il se présente alors sous la forme
d'une coque rigide.
Ensuite, vous pouvez
laissez libre cours à votre imagination pour la mise en valeur,
Et la
décoration de votre moulage !!!
mardi 18 décembre 2007
Art. 98 : L'enluminure
L'enluminure est une peinture ou un dessin exécuté à la main, qui décore ou illustre un texte la plupart du temps manuscrit.
Les techniques de l'imprimerie et de la gravure feront presque disparaître l'enluminure. Toutefois, il existe quelques livres imprimés qui en sont ornés.
Les termes enluminer, enluminure et enlumineur apparaissent au XIIIe siècle et sont formés à partir du latin illuminare (éclairer, illuminer, et, au sens figuré, mettre en lumière).
Le terme "enluminure" est souvent associé à celui de "miniature". Le mot "miniature" vient du latin minium, désignant un rouge vermilion. Jadis, le terme s'appliquait, de préférence, aux lettres ornementales majuscules (lettrines) dessinées en rouge sur les manuscrits ; puis le rapprochement (sans fondement étymologique) avec les mots minimum, minuscule, s'est opéré, et la miniature a désigné les images peintes, de petite taille, comparées aux tableaux et aux peintures murales (fresques). S'appliquant à toute représentation de format réduit, le terme a donc désigné également les petites scènes peintes sur d'autres objets que les manuscrits.
On peut donc parler de manuscrits enluminés, de manuscrits à miniatures, et même de manuscrits à peintures, comme le font certains spécialistes, puisque l'artiste chargé de cette part de l'œuvre était nommé pictor au Moyen Âge, pour le distinguer du scriptor (étymologiquement ce terme a donné scribe c'est-à-dire "celui qui écrit", mais copiste est plus adapté pour le Moyen-Age) chargé de la seule copie du texte.
L'enluminure n'est pas, comme le veut une idée reçue, que la simple lettre mise en couleur par les copistes en début de chapitre ou de paragraphe, permettant ainsi de saisir facilement la structure du texte.
Sur le plan matériel, un ouvrage écrit comporte un texte dont les caractères ont une forme: lorsque l'écriture a une fin esthétique, on parle de calligraphie. L'étude des écritures anciennes est l'objet de la paléographie.
L'enluminure tantôt se mêle au texte et tantôt s'en éloigne, au point même, parfois, de ne plus entretenir aucune relation avec lui. On peut établir les distinctions suivantes, tout en notant leur caractère arbitraire, les artistes mêlant volontiers les genres.
Scènes figurées (historiées)
- Pleines pages (ex. les Beatus)
- Insérées entre deux paragraphes ou chapitres
- En marge
Compositions décoratives
- Bordures (ex. les manuscrits flamands du XVe siècle)
- Bandeaux marginaux
- Cartouches
- Ce sont des ornements en forme de parchemin dont les extrémités sont enroulées (généralement en sens inverse) destinés à recevoir, dans la partie centrale une inscription.
- Frontispices
- Composition placée en première page.
- Fins de lignes
- Motif plus ou moins allongé, ayant la hauteur du corps des lettres, et destiné à combler le vide entre le dernier mot écrit et la marge de droite.
- Signes de paragraphes
- Lorsque le texte est copié en continu, un motif peint, assez simple et stéréotypé, marquait la séparation entre deux paragraphes ou entre deux versets du texte original.
- Grotesques ou drôleries
- Dans les marges, en-têtes et pieds de pages des manuscrits gothiques tardifs, on voit, parmi les entrelacs végétaux des créatures oniriques plus ou moins monstrueuses et comiques.
- Le terme grotesque vient de l'italien pittura grottesca, qui désignait des images peintes découvertes à partir du XVe siècle à Tivoli dans la Villa Hadriana, le mot grottes désignant jadis les monuments enfouis.
- Lettres peintes ou rubriquées (du latin ruber, rouge)
- Lettres simples (leur étude se partage entre l'esthétique et la paléographie)
- Lettres champies
- Ce sont des lettres, la plupart du temps dorées, placées sur un fond peint, réhaussé de motifs stéréotypés.
- Lettres ornées (lettres cadres)
- Elles sont constituées par le dessin de la majuscule auquel s'ajoutent des entrelacs, des plantes, des animaux et même des personnages, sans qu'il s'agisse d'une scène proprement dite.
- Lettrines synthétiques
- Le décor seul dessine la lettre (moines en train de couper du bois, par exemple).
- Lettres historiées
- Des scènes narratives sont représentées dans les espaces libres de la lettre.
Signes divers
- Il ne s'agit pas d'enluminures proprement dites, mais certains de ces signes ont une valeur esthétique qui leur ouvre une place dans cette nomenclature.
- Signes de pagination
- Signes d'oublis et de fautes dans les marges
- On trouve également des esquisses de la future enluminure, réalisées à l'encre pâle ou, à partir du XIIIe siècle, à la mine de plomb, et destinées au peintre.
Les premiers manuscrits enluminés sont les ouvrages de l'Égypte pharaonique, constitués de papyrus et en forme de rouleaux plus ou moins longs. Le Livre des morts d' Ani (British Museum) mesure 24 mètres, et le manuscrit de Turin environ 58 mètres.
Ici, il ne sera question que de l'enluminure occidentale, telle qu'on la trouve principalement sur le parchemin.
On appelle volumen le livre formé d'une feuille unique faite de plusieurs feuillets cousus à la suite les uns des autres), et enroulée sur elle-même ou sur un bâtonnet de bois. Le mot vient du latin volvere, rouler, enrouler.
Le codex est un livre à pages cousues, qui apparaît au IIe siècle. Il représente un progrès remarquable par rapport au volumen.
- Le codex contient deux fois plus de texte puisqu'on peut écrire sur le recto et le verso.
- Il est plus facilement transportable, maniable et entreposable.
- Sur le plan intellectuel, le codex présente d'énormes avantages dans la mesure où il facilite la « navigation » du lecteur dans le texte: le volumen rend difficile le retour en arrière, la recherche d'un passage, ce qui permet à la lecture sélective de se répandre. Le texte devient donc plus précis, les citations plus exactes.
- On voit apparaître de nouvelles techniques de mise en relation, comme les tables de concordances, les gloses et les notes.
- Le codex permet le regroupement de textes dans une même reliure.
- L'enluminure se développe mieux dans le codex en parchemin que sur le volumen en papyrus.
Néanmoins, le codex ne fait pas disparaître le volumen enluminé. Ainsi, dans l'abbaye de Saint-Bavon à Gand, un volumen datant de 1406 et comportant une belle enluminure historiée est conservé. Mais généralement les rouleaux tardifs ne sont pas enluminés: ils sont utilisés pour des généalogies, des chroniques, des inventaires, des pièces de procédure, etc.
Le papyrus est très fragile et boit facilement l'encre et les couleurs. Le parchemin est beaucoup plus résistant et offre plus de possibilités à la création artistique du fait qu'il supporte mieux l'action chimique des encres et des couleurs.
Le parchemin le plus apte à recevoir un texte calligraphié et enluminé, est préparé à partir de peaux d'animaux maigres, comme le mouton et la chèvre. Dans les périodes de grande production, liée à l'essor des universités dans les villes, les différentes étapes de la fabrication seront confiées à des corps de métiers spécifiques: mégisserie, chamoiserie, et parcheminerie.
Le plus beau parchemin est le vélin qui désigne les peaux des animaux mort-nés (veau, agneau, chevreau. Les manuscrits sur vélin étaient les plus rares et les plus chers. De nos jours encore, le vélin de veau est le seul support utilisé par les Juifs pour copier la Torah. Le mot désigne aussi un papier à lettre de haute qualité (par exemple le vélin d'Angoulême).
Dans le codex, les lignes étaient ensuite tracées au stylet à espaces réguliers, sur toute la page. La trace en reste visible. Le texte était ensuite copié en réservant des espaces pour les titres, les initiales et les images. On trouve encore dans les marges de légères ébauches de lettrines ou d'images destinées aux artistes.
Sépia (brun très foncé), du mot latin qui désigne la seiche dont le liquide fournit cette encre. Ci-dessous, quelques encres:
Noir: dissolution du noir de fumée dans de l'eau.
Bleu: oxyde de cobalt, poudre de lapis-lazuli (extrêmement coûteuse), azurite (minéral) (carbonate de cuivre).
Rouge vif et orangé: sulfure de mercure (on utilise le terme cinabre lorsque son origine est minérale, et vermillon lorsqu'il est artificiel).
Rouge orangé mat: orpiment et réalgar, qui sont des sulfures d'arsenic (As2 S2).
Les couleurs sont obtenues à partir de produits végétaux,animaux et minéraux: fleur de safran, racine de garance et de curcuma, cochenilles, coquillages, foies d'animaux, urine, lapiz-lazuli etc.
On utilisait des liants et des colles pour permettre à la couleur d'adhérer sur le parchemin: colles de poissons, blanc d'œuf (auquel on ajoute de la poudre de clou de girofle pour assurer la conservation), résines, gommes (surtout la gomme arabique), etc.
Les couleurs se mélangent très mal, et souvent ne se mélangent pas du tout. L'artiste travaille « ton sur ton » après séchage, et joue avec les liants pour obtenir les nuances à partir d'un même pigment.
Jusqu'au XIVe siècle, avec l'apparition de la gouache, la peinture est obligatoirement cernée d'un trait d'encre dessiné à la plume.
mercredi 19 décembre 2007
Art. 104 : Le moulage à l'alginate
Le moulage à
l'alginate permet de faire d'authentiques œuvres d'art ou tout
simplement de merveilleux souvenirs
Pour bien moins qu'une statue
de jardin fabriquée en série vous créerez
vous-même vos œuvres.
Osez vous lancer sans crainte
Facile à utiliser l'ALGINATE est une poudre que l'on dilue dans l'eau jusqu'à obtention d'une pate lisse et onctueuse comme une pate à crêpe.
Le dosage est :
1 volume d'ALGINATE
CHROMATIQUE pour 5 volumes d'eau
Sa texture est très
agréable pour le sujet vivant. Et son odeur fraiche et
mentholée est particulièrement agréable.
L'ALGINATE
est hypoallergénique et n'agresse pas la peau très
délicate d'un bébé. Il convient parfaitement aux
moulages de la main et du pied d'un bébé.
Pratique,
cet ALGINATE CHROMATIQUE change de couleur à chaque phase de
la prise d'empreinte facilitant ainsi la réussite de
l'opération.
1-A l'état pur, l'ALGINATE est de
couleur blanche
2-A contact de l'eau l'ALGINATE vire
immédiatement au violet.
3-Quand celui-ci devient rose.
Il est temps pour vous de plonger l'objet ou la partie du corps à
mouler dans l'ALGINATE
4-L'ALGINATE devient blanc lorsqu'il
est solide, la prise d'empreinte est alors terminée
Mise en oeuvre alginate
Ce moulage sans grande difficulté, mais du plus bel effet est déjà à la porté, d'un débutant confirmé!!!
Une maitrise totale de
l'alginate !!!
Voila ce à quoi vous allez arriver avec de la
pratique,
encore de la pratique et toujours de la pratique
jeudi 20 décembre 2007
Art. 111 : La calligraphie
La calligraphie est, étymologiquement, l'art de bien former les caractères d' écriture.
Ce mot provient des radicaux grecs κάλλος kállos (« beau ») et γράφειν gráphein (« écrire »). Presque toutes les civilisations qui pratiquent l'écriture ont développé un art de la calligraphie. Toutefois, certaines d'entre elles l'ont élevé à un statut spécial en fonction de contextes historiques ou philosophiques particuliers.
La calligraphie fait partie des sciences occultes, hiérurgie dans plusieurs civilisations orientales (la pensée, le pinceau, le trait et l'idée philosophique sont indissociables). Elle est aussi en occident l'art des moines copistes et enlumineurs.
La calligraphie latine est associée à l'histoire de l' écriture en europe avant l'utilisation de l' imprimerie et sur la base de l'alphabet latin des Romains.
La pratique de la copie manuelle a poussé à pratiquer l'écriture comme un art en y associant souvent l' enluminure ou l'illustration. Petit à petit sont nées de nouvelles lettres (le V et le J), les espaces entre les mots et la nécessité de majuscules et de la ponctuation.
La pratique de la calligraphie latine est généralement associée à la copie de manuscrits par les moines chrétiens. Pour eux, il s'agissait de beaucoup plus qu'un travail : c'était une forme de prière, qui était à la fois une louange et une ascèse, un art occulte.
Puis, au fil de l'histoire, elle a évolué au gré des influences culturelles et des innovations techniques. Selon le support utilisé (pierre, cire, papyrus, parchemin et feuille), elle se pratique avec un ciseau, un style, un calame ou une plume (plume d'oiseau, puis plume métallique).
L'alphabet latin des débuts a donné naissance à une multitude de variantes.
La calligraphie latine des copistes a beaucoup souffert avec l'arrivée de l' imprimerie et de la presse de Gutemberg, mais elle a continué d'être enseignée à l'école jusqu'au milieu du 20ème siecle avec l'écriture à la plume, ses pleins et ses déliés, sur la base d'une anglaise simplifiée.
Le stylo à bille puis le traitement de texte l'ont fait disparaître de la vie courante, mais elle reste le lieu d'une recherche graphique plus qu'active aujourd'hui, avec l'apparition de nouveaux styles, comme la «gestuelle» et l'utilisation de techniques mixtes.
Notons que si elle est détrônée par la typographie, grande pourvoyeuse de nouvelles polices d'écriture, elle sert souvent d'inspiration à celle-ci, qui crée des polices imitant la calligraphie manuelle (citons la police choc de Roger Excoffon, inspirée des coups de pinceau de la calligraphie orientale ou la police zapfino, inspirée de l'écriture «à la plume», œuvre du typographe Hermann Zapf).
Du coup, elle est présente partout autour de nous, dans la publicité, les logos, les étiquettes de produits, les enveloppes, etc.
La tradition veut que les caractères chinois aient été inventés par Cang Jie (~2650).
Ses compositions étaient fondées sur l'observation de la nature, c'est pourquoi on disait qu'il avait deux paires d'yeux… mais c'est très probablement une légende.
Une autre tradition fait remonter l'invention des caractères à Fuxi, le légendaire premier empereur.
La calligraphie chinoise est le fondement de l'art chinois au sens moderne du terme, la beauté visuelle des idéogrammes, la technique sur laquelle elle s'appuie et les enjeux plastiques qui y sont liés incarnent l'ensemble des préceptes métaphysiques de la culture chinoise. Elle est devenue un art majeur.
C'est bien plus tard, de façon totalement indépendante, que s'est développé en occident l'art de la calligraphie. En europe, durant tout le moyen-age, il a été presque exclusivement réservé aux moines copistes.
Par la suite, il fut enseigné à tous sous forme d'écriture à la plume avec les pleins et les déliés.
Durant la même période, l'art islamique va créer une calligraphie spécifique à sa forme d'écriture et en faire un élément des décors en architecture comme sur des objets usuels.
Avec l'apparition de l' imprimerie puis du traitement de texte, la calligraphie a été graduellement remplacée par l'art de la typoghraphie, qui a rendu accessibles les catégories typographiques inséparables de la calligraphie elle-même.
Par ailleurs, des calligraphes comme médiavilla ont redonné à la calligraphie sa vocation artistique.
L'écriture chinoise est une transcription directe de la pensée sans l'intermédiaire des sons. Tous les mots sont monosyllabiques, chaque signe représente une idée et la langue écrite peut être lue dans toutes les langues de la Chine.
Si la langue graphique codifiée existe depuis 4000 ans, les idéogrammes de la langue classique chinoise existent depuis presque 3000 ans ( 6ème siècle avant Jésus-Christ) et c'est vers 210 avant Jésus-Christ que Li Sseu déclarait :
«Dans l'écriture d'un caractère ce n'est pas seulement la composition qui importe, c'est aussi la force du coup de pinceau. Faites que votre trait danse comme le nuage dans le ciel, parfois lourd, parfois léger. C'est seulement alors que vous imprégnerez votre esprit de ce que vous faites et que vous arriverez à la vérité.»
La calligraphie est la forme d'art la plus caractéristique de l'aire culturelle chinoise, et les styles de peintures traditionnels en sont directement issus. Elle est à l'origine même de l'art au sens occidental du terme, la création plastique étant indissociable des visées utilitaires de l'écriture, car la calligraphie fait partie de l'écriture.
La technique calligraphique d'origine chinoise requiert l'utilisation des «quatre trésors du lettré» :
- Le pinceau chinois ;
- Le papier, appelé par erreur "de riz" ;
- Le bâtonnet d'encre ;
- La pierre à broyer l'encre.
L'art de la calligraphie, dans le bouddhisme Chan, s'apparente à la méditation transcendantale.
Tout comme la peinture chinoise, la calligraphie chinoise se distingue fondamentalement de la calligraphie ou de la peinture occidentales, étant donné le rôle charnel du souffle dans le processus de création ; aucun "repentir" ou correction, aucun rajout ne sont permis par l'utilisation de l'encre de chine, ce qui donne une dimension temporelle univoque spécifique au tracé.
En outre, la nature non phonétique des sinogrammes entraîne un répertoire graphique quasi infini (10 516 caractères sont répertoriés en 121 et plus de 40 000 le sont dans l'édition de 1717), car l' imprimerie, d'origine chinoise, loin de freiner l'usage du pinceau, a contribué à la diffusion des répertoires de styles calligraphiques et de leur pratique. Tout ceci explique en grande partie l'équivalence entre écriture et art en Chine.
L'utilisation de l'écriture comme un art est l'une des composantes les plus caractéristiques des arts de l' islam.
L'arabe est la langue de la révélation coranique pour la religion musulmane. Cette langue se diffuse très rapidement dans tout le monde islamique, pendant la conquête musulmane. L'écriture fait de même, puisque très tôt, le coran est recopié, et l'écrit devient un des principaux moyens de diffusion du message religieux.
Si la langue est à la fois un outil liturgique, de communication et de transmission de savoir, l'écriture possède donc, parallèlement, une triple fonction : religieuse, utilitaire et ornementale. L'écriture varie selon la nature et la destination des écrits et des supports.
On compte de nombreux styles calligraphiques, divisés en deux grandes catégories :
le kufique, aux caractères angulaires, qui naît très tôt avec l'écriture hijazi des premiers Corans et se développe, tant en Égypte qu'en Iran et le cursif, aux caractères déliés.
Ces deux grands types varient énormément, selon le pays et l'époque où ils sont employés. On peut citer par exemple, pour les calligraphies angulaires, le kufique tressé, où les hampes se mêlent, ou encore le kufique animé, dont les lettres se terminent par des visages humains et animaux.
Dans les cursifs, on distingue en général six styles canoniques :
- Le naskhî, l'un des premiers à se développer, rapide et lisible, très utilisé dans le monde arabe. Une de ses variantes, le maghribî, est usitée en Al-Andalus et au Maghreb ;
- Le muhaqqaq, en faveur sous les Mamelouks, penché vers la gauche ;
- Le thuluth, également très utilisé à la période mamelouke en Égypte, qui se caractérise par la hauteur des hampes ;
- Le rayhânî ;
- Le riqâ', proche du thuluth, qui sert uniquement dans des documents administratifs ;
- Le tawqî', à propos duquel on peut faire la même remarque.
























